Melissa Ayrole : « Toujours penser équipe et non pas perso »

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Bonjour Mélissa, 

Merci de nous accorder un peu de temps. Commençons ! On t’a présenté à moi comme une fille ayant un niveau de DH. Il peut être surprenant de te retrouver dans un club nouveau et qui démarre donc au plus bas (en terme de division). Peux-tu nous rappeler ton parcours et nous expliquer ce choix ?

Bonjour Clément,
Pour faire court, j’ai commencé le foot en club assez tardivement à l’âge de 21 ans en commençant par le football universitaire ou j’ai notamment rencontré énormément de mes amis qui sont actuellement coach et coéquipière au Sporting La Ciotat ( Naim, fanny, Prune… ) en parallèle j’ai signé à Cassis-Carnoux en DH ou j’ai aussi rencontré des filles qui sont de nouveau avec moi au sein du Sporting . L’année suivante Cassis ne reprenant pas avec les féminines je me suis engagée avec Prune au sein du club de Bandol . L’année suivante pour deux saisons consécutives nous nous sommes engagées au SMUC (Naim étant le coach adjoint avec pour projet la montée). Nous avons donc signé Prune, Chaton (que nous avons rencontré à Bandol) et moi. Nous avons faillit dans cette quête à la montée… Mais en parallèle au niveau universitaire avec comme coach Naim et Gilles (Signoret) nous avons réussi à accomplir de belles choses, que ce soit sur les championnats de France ou tournoi a l’étrangers .

Nous voila en cette nouvelle année 2016-2017 . Fanny nous à rapidement mise au courant du projet du président qui est de montée une équipe féminines au sein du Sporting et de monter rapidement et de mettre les moyens dans cette équipe. Il nous a pas fallu longtemps à tous et à toutes pour approuver ce projet la.

Alors pourquoi, tout simplement car nous sommes un groupe d’amis qui avons toujours souhaiter pouvoir jouer tous ensemble en appliquant notre physionomie du ballon et pour cela il faut commencer du point 0 et je pense qu’il n’y avait pas mieux que le Sporting avec les ambitions qui sont celle du Sporting pour cela. Puis, je rajouterais c’est vrai qu’on a tendance à toujours vouloir jouer au meilleur niveau mais par fois il faut savoir reculer pour mieux sauter !Capture d’écran 2016-11-27 à 12.28.29

Je retrouve dans ton discours des idées proches de celles que Naim a exposé il y a peu. À croire que M. Signoret murmure à vos oreilles ! Son approche d’ailleurs qui reprend les bases -ce que j’adore- a-t-elle eu une influence sur ta manière de jouer ?!

Ben oui et non, car je ne fais pas d’entraînements avec Gilles mais c’est vrai que j’ai en tête énormément de ses discours d’avant et après match qui me permettent d’apprendre de match en match. Car mine de rien c’est un grand monsieur qui en sait beaucoup sur le football et le football féminin.
Gilles Signoret est effectivement un homme qui connait très bien le football en général. Naim a une approche proche de la sienne. J’ai entendu dire d’ailleurs, qu’en début de saison Naim vous avait dit qu’en jouant au Sporting vous connaitrez une approche du football différente. En quoi sa méthode se différencie de ce que tu as connu ailleurs? 

C’est vrai que Naim a parlé d’une approche différente. Mais pour ma part elle ne m’est pas inconnue, au delà du coach que Naim représente pour moi, c’est aussi un ami avec qui je partage la même physionomie du football, avec qui je joue beaucoup en dehors du Sporting et avec qui on parle et débat énormément autour du football. Son approche du ballon c’est aussi la mienne quelque part !

Donc pour en revenir à sa méthode c’est tout d’abord avoir une mentalité irréprochable, jouer simple et propre, Naim dirait  » les filles on pose le jeu on construit si c’est bloqué devant on ressort par l’arrière et on va se créer des occasions « . Surtout je dirais de jouer au ballon. Il n’apprécie pas ces équipes qui refusent le jeux. Il insiste aussi sur le fait de connaître les qualités de ses partenaires et surtout être généreux dans ses efforts pour l’équipe , toujours penser équipe et non pas perso.

( petite anecdote, devant la cage adverse à deux contre un nous sommes de ses joueurs qui font la passe au coéquipier plutôt que de tirer et marquer… )

Toi qui est capitaine en équipe universitaire, peux-tu nous dire en quoi les matchs universitaires sont différents de ceux du week-end?
Ça n’a strictement rien à voir les matchs universitaires c’est totalement différent. On se retrouve entre copines d’autre club un peu comme les joueurs de club se retrouvent en Équipe de France. On essaie au mieux de représenter notre ville et notre université d’Aix-Marseille. On ne joue pas du tout au même endroit toutes, dans les mêmes catégories et on se retrouvent le jeudi pour jouer ensemble et essayer de gagner nos match pour remporter le titre de champion universitaire. Le niveau n’est pas le même également. Nous rencontrons des filles qui jouent dans de très gros club ( Lyon , Montpellier ) et en Équipe de France jeune ou A ( claire Lavogez , Valérie Gauvin, Marion Romanelli et bien d’autres -Les deux dernières étant actuellement en demi finale de la Coupe du Monde des U20- ). C’est un autre univers que les matchs de championnat du dimanche . C’est une expérience a vivre !  Capture d’écran 2016-11-27 à 12.28.01

Pour finir, que pouvons-nous te souhaiter pour la rencontre de demain contre ton ancienne équipe? Puis pour la saison à venir d’un point vu collectif et individuel ?  
La victoire tout simplement, avec un score assez conséquent comme nous avons pu le faire lors des match précédent . D’un point de vu collectif la monte en DH en ayant gagné tous nos matchs si possible et individuel avoir la meilleure défense du championnat avec le moins de but encaissé serait une grande satisfaction personnelle! Et si je peux en parallèle rajouter un titre de champion universitaire à 11 ce serait une saison très accomplis !
Merci Mélissa, et on te souhaite un bon match contre le SMUC !

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